Festival de Casablanca : Editorial 2011
Présider aux destinées du Festival de Casablanca est pour moi un honneur et un devoir, d’abord en tant que casablancais mais également en tant que fervent ambassadeur de la culture au Maroc.
Mon équipe et moi-même, à travers nos capacités managériales et artistiques, œuvrons pour que notre ville continue à abriter chaque année un festival à la hauteur de ses ambitions et que tous les citoyens casablancais puissent se l’approprier et en être fiers.
Le Festival de Casablanca cultive son originalité et convie les arts pluriels pour mieux mettre en avant la richesse et la diversité de la scène artistique et culturelle locale, aux côtés de la musique (sa discipline phare), et ce tout en affirmant son caractère urbain et résolument tourné vers la création actuelle. C’est donc à une exploration de la ville, ses quartiers, ses places, ses monuments et ses avenues que le festival invite durant ces quatre jours de célébration. Une redécouverte de la ville à travers les arts, accessibles dans ses espaces publics.
Véritable tradition du festival, le spectacle d’ouverture de cette septième édition sera d’un genre inédit. Jusque là, le festival présentait en effet des adaptations de spectacles existants. Cette année, nous avons souhaité offrir aux festivaliers une création spécialement imaginée par l’un des meilleurs artisans du genre : Xavier de Richemont, qui a conçu un spectacle de sons et lumières en hommage à notre cité.
Côté musique, place à la diversité avec 2 hommages, l’un à la légende du reggae Bob Marley par les américains de Groundation et de jeunes musiciens marocains, l’autre au poète palestinien disparu Mahmoud Darwish, par son ami Marcel Khalife. Au programme également, Fatima Tihihite, l’icône de la chanson amazighe, Youness, la valeur montante du raï, 50 Cent, la superstar du rap US, mais encore la fusion rock à haute teneur d’énergie de Hoba Hoba Spirit, les ballades aux sonorités soul, folk et reggae de la très talentueuse Ayo, le chaabi endiablé de Zina Daoudia… et bien d’autres encore.
Le volet danse urbaine s’intensifie également avec deux tournois de danse debout et de breakdance.
« Nouzah Fennia », les promenades artistiques initiées l’an dernier, prennent cette année de l’ampleur avec des programmes d’ateliers et de résidences qui se sont étalés tout au long de l’année pour donner lieu à des créations interdisciplinaires, présentées durant le festival.
Enfin, les festivaliers seront invités, en clôture, à assister, comme chaque année, à un show pyrotechnique grandiose sur la Corniche.
Une centaine de concerts, spectacles et activités artistiques diverses pour que Casablanca, creuset catalyseur de la modernité marocaine, rayonne grâce à ce festival culturel !
Farid BENSAÏD
Président du Festival
































